Lyre et Muses

15/03/2009. Musée de la Légion d’Honneur (2 rue de Bellechasse, Paris)  (http://www.lyre-muses.fr)

Concert « Lyre et Muses »

 

Parmi les associations indépendantes qui animent la vie musicale parisienne il en est une qui se distingue par l’originalité de ses programmes ainsi que par les lieux, toujours renouvelés et souvent prestigieux, dans lesquels elle installe ses pénates le temps d’un concert ; elle y réunit un public fidèle qui suit ses activités avec intérêt : c’est l’association « Lyre et Muses ». Sa directrice artistique, Cécile Eloir, est une cantatrice qui, par ailleurs,  fait une belle carrière internationale sur la scène lyrique comme en récital. Elle sait s’entourer d’une petite équipe qui la soutient, parmi laquelle le pianiste Bruno Gousset qui assure la présentation des concerts dans un programme très documenté qui vaut la peine d’être conservé, soigneusement rangé dans sa bibliothèque. Une affaire d’artistes, donc, comme le furent autrefois les premières entreprises de diffusion musicale hors les salons, - à commencer par le célèbre « Concert Spirituel » - et non une affaire de fonctionnaires comme la tendance s’en accentue d’année en année.

 

Il ne faut pas s’attendre à entendre là une centième version de la saison des valses de Chopin ou des saisons de Vivaldi, quoique l’association ne s’en priverait pas d’y faire allusion si cela correspondait à une idée.

 

Le programme du 15/03/2009 s’appuie précisément sur une belle idée : celle qui consiste à présenter dans le grand salon du Musée de la Légion d’Honneur un programme d’œuvres de compositeurs qui ont été distingués par cette décoration et qui ont laissé un nom dans l’Histoire de la Musique : Berlioz (officier en 1864), Bizet (chevalier en 1875), Debussy (chevalier en 1904), Cherubini (Chevalier en 1815), Offenbach (chevalier en 1861), Massenet (commandeur en 1895). Tous ont écrit pour la scène lyrique, la grande affaire de l’époque (aujourd’hui on distinguerait plutôt les compositeurs de musique de films, de séries télévisées ou de chansons car ce sont eux qui touchent le plus grand nombre), d’où l’idée d’un programme d’extraits caractéristiques des ouvrages lyriques des sus-nommés. (Il y en a d’autres, mais on ne peut pas, le temps d’un concert, tous les jouer).

 

Les interprètes sont tout indiqués pour défendre cette idée : le baryton Jean-Marc Salzmann que l’on ne présente plus tellement sa carrière le mêne sur toutes les scènes internationales, Cécile Eloir elle-même qui n’hésite pas à « mettre la main à la pâte », accompagnés attentivement par le pianiste Pascal Le Corre.

 

Voilà un programme intelligemment construit dans un cadre évocateur avec des artistes de premier plan.

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