Laurent Zaïk, choeur Amadeus

 

 

13jan2007 3Le chef de chœur Laurent Zaïk  fait des merveilles à la tête du chœur Amadeus de Paris. Il obtient de ses choristes, tant sur le plan vocal que sur le plan technique et artistique, des résultats que les chœurs professionnels pourraient envier à bien des égards : justesse, précision, homogénéité, tous aspects techniques n’excluant pas une musicalité qui transparait à la lecture de son geste. Il est soutenu, dans son travail, par une merveilleuse pianiste, Cima Moussali, qui maîtrise parfaitement son clavier et réagit aux moindres impulsions de la battue, avec une parfaite musicalité qui ferait oublier que le piano est un instrument à percussion.

Le programme (« Misericordias Domini » de Mozart et « Les sept dernières paroles du Christ en croix » de Haydn) présentait le chœur dans ses deux  effectifs : celui réduit à une vingtaine d’éléments (pour Mozart) et l’effectif au complet.

ZaikL’acoustique particulièrement favorable de l’église du Liban (15 rue d’Ulm), lieu réputé dans ce domaine au point que beaucoup de firmes de disques y réalisent leurs enregistrements, permettait donc d’apprécier dans les meilleures conditions( le 28 mai 2016) les qualités et avantages d’un chœur au complet et du même chœur réduit, et cela dans deux œuvres esthétiquement peu éloignées. La conclusion de cette comparaison est bien que l’un n’exclut pas l’autre, mais que la différence est bien réelle, surtout dans le grain sonore. On pourrait penser que, mathématiquement, l’effectif le plus nombreux est le plus sonore, mais ce n’est pas sur ce registre que le résultat est sensible, mais bien sur la pâte sonore, et, naturellement, sur la rapidité des réactions. Il est bien évident qu’un petit groupe réagit plus vite qu’une assemblée importante. Sur ce point seulement les mathématiques ont raison.

Les quatre solistes vocaux (Angela Werner, Marie-Pierre Laurent, Julien Dubarry et Denis Duval) ont établi un bon dialogue avec le chœur. Mais ce quatuor, dans sa conception, n’a pas de véritable spécificité  liée à un rôle de solo, ni dans ses tessitures, ni dans sa virtuosité. Il pourrait très bien être tenu par le petit chœur, sans en dénaturer l’essence même. Il ne faudrait pour cela qu’une chose : que quelqu’un ose et puisse le faire.

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