Hattori, Monty, Koyama, Horinaka

Hattori, Monty, Koyama, Horinaka

 

La série de concerts donnés en « l’ Espace Hattori » ( www.ccfj-paris.org ) a pour titre « Concerts pas comme les autres ». Cette ambition affichée n’est pas démentie, ni sur le plan des programme, ni sur celui des interprètes, ni sur celui de l’accueil du public, sans oublier l’excellente acoustique du lieu.

Le concert du 28 avril 2015 a répondu aux différents critères énoncés par la Directrice de cet espace privé, Madame Sachiko Hattori, qui peuvent se résumer en une formule simple : confronter pacifiquement les cultures de deux pays si différents dans leur mode de penser et de ressentir, dans leurs traditions artistiques, dans leur comportement.

S’il est un domaine où ces différences peuvent se retrouver et se comprendre le plus facilement, c’est bien celui de l’art des sons. Pourtant si les Japonais ont fait de très grands efforts pour s’ouvrir et s’assimiler la musique occidentale (et française en particulier) on doit reconnaître que la réciproque n’est pas vraie car les Français sont bien loin de les égaler dans l’assimilation de la Musique japonaise.

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Le programme du 28 avril a présenté en première partie un panel d’œuvres françaises écrites pour trois instruments, ensemble original et inhabituel composé d’un flûtiste (qui joue aussi le piccolo), d’un bassoniste et d’une pianiste, suivi d’œuvres japonaises écrites pour les mêmes instruments.

Les trois interprètes font partie de l’élite des musiciens professionnels français et japonais qui se produisent en soliste ou en musique de chambre.

Le flûtiste Pierre Monty, qui joue aussi le piccolo avec un égal bonheur, est demandé dans le monde entier pour assurer des « master classes » très suivies.

Le bassoniste Kiyoshi Koyama, est un ardent défenseur, dans son pays et dans le monde  aussi bien qu’en France, du « basson français », instrument si particulier et dont la sonorité est unique, mais qui tend de plus en plus à disparaître dans les orchestre et les conservatoires au profit du « fagott » allemand sans que les autorités artistiques et politiques ne s’en émeuvent en note pays.  Pire : on fait croire à nos élèves bassonistes qu’ils apprennent le basson et on leur met dans les mains un fagott. Cela est une escroquerie.  

Pour faire le lien entre l’instrument aigu et l’instrument grave, la pianiste Tomoko Horinaka déploie toute son habileté et sa musicalité dans l’art difficile de l’accompagnement.

 

La composition si originale de ce trio imposait un programme d’œuvres que l’on entend rarement en concert. Le programme français de première partie a fait découvrir au nombreux public présent des œuvres de Devienne, Milhaud, Poulenc, Auric, Ravel, Petit et Klose, puis, en deuxième partie, des œuvres de Yamamoto, Takemitsu, Tanaka et Yoshimatsu.

Pour terminer la Directrice des lieux a lu avec beaucoup d’émotion une poésie de Kenji Miyazava (1896-1933) accompagnée par une improvisation de Kiyoshi Koyama au basson.

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