Chant' en scène dans le 78 avec l'Orchestre de la Police Nationale et les élèves des collèges des Yvelines

 

« Chant’ en scène » 3.6.10 à Vélizy

Quelle tâche plus exaltante pour un enseignant que celle d’amener ses élèves à s’intéresser à toutes choses. Et pour cela s’appuyer sur les travaux pratiques présente toujours un intérêt plus immédiat que s’éterniser sur l’apprentissage (indispensable) de la théorie.

 

Parmi ces travaux pratiques on peut choisir le travail individuel, mais, surtout au départ, le travail collectif restera toujours le plus efficace et le plus déterminant dans la formation des jeunes, en particulier à la discipline.

Certaines matières sont plus propices au travail collectif que d’autres et la Musique en est une, comme le Théâtre ou la Danse, c’est pourquoi, depuis un certain nombre d’années, l’Education Nationale, par le biais de certaines Académies, a mis en place un dispositif permettant aux scolaires de « faire de la Musique ensemble ».

 

C’est le cas de l’Académie de Versailles qui, cette année, dans le département des Yvelines, a réuni les classes de treize collèges pour faire travailler aux élèves un programme musical basé sur la voix et débouchant sur deux représentations publiques à Vélizy et à Poissy en ce début juin 2010.

 

Il faudrait citer toutes les personnalités et intervenants impliqués dans cette lourde opération, ce serait trop long, je parlerai du résultat : Tout d’abord l’implication de l’Orchestre d’Harmonie de la Police Nationale qui trouve, dans l’accompagnement de cette opération, une belle occasion de mettre en valeur les musiciens très professionnels qui le composent ainsi que son chef, Alexandre Jung, grand artiste et technicien plein d’imagination, donnant ainsi une image de notre Police fort éloignée de ce qu’imagine la plupart de nos concitoyens qui pourraient aisément se rendre compte que, là comme ailleurs, il n’y a pas de fausses notes dans notre police.

 

Parmi les œuvres du programme je relèverai surtout « Celtic childs » du belge Bert Appermont, pièce très solidement et artistiquement conçue par un compositeur maître de ses moyens et de sa technique.

La séance s’est ouverte sur la création de mon « Belphégor » que les enfants (une centaine) et les deux récitants ont rendu avec tout l’esprit nécessaire servi par un travail en profondeur sur la justesse de l’intonation et sur la rigueur du rythme. Ce n’est jamais facile de mettre ensemble une équipe de musiciens professionnels et une équipe d’amateurs, surtout lorsque ces amateurs sont des enfants sans véritable expérience musicale et qu’il ne font aucun lien entre leur rôle et celui du chef. Pour eux une « battue » ne présente aucune signification alors que c’est l’essence même de l’interprétation en groupe. La fusion fut cependant parfaite.

 

L’Académie de Versailles, dont dépendent les établissements scolaires des Yvelines, est très persévérante dans la poursuite de cette action de sensibilisation à la Musique qu’elle poursuit et renouvelle chaque année depuis 1989, sous l’impulsion et la responsabilité de l’Association « Musique et Education 78 ». Lorsque j’ai moi-même entrepris en 1983 une action similaire en commandant à Marcel Landowski son ouvrage « <la Sorcière du Placard aux Balais », travaillé et représenté dans treize villes du 92 avec mon orchestre, action déjà soutenue alors par l’Académie de Versailles qui est à la pointe de toutes les innovations, j’étais certain de l’efficacité de ce dispositif qui a fait école depuis dans de nombreuses villes en régions et à Paris. Je suis donc heureux d’avoir été là un précurseur dans ce domaine comme je l’ai été dans bien d’autres, en particulier dans le renouveau du baroque français en enregistrant, dès 1958, trente disques d’œuvres, méconnues alors, du « Grand Siècle ».

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×